L’Office français de la biodiversité recrute près de 3 000 agents sur tout le territoire, des gardes-moniteurs aux ingénieurs de recherche. Cette institution publique, née en 2020 de la fusion de l’Agence française pour la biodiversité et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, offre des perspectives d’emploi diversifiées dans un secteur en pleine expansion. Les postes ne manquent pas… Si l’on sait comment s’y prendre.
Car intégrer l’OFB ne s’improvise pas. Entre concours externes, internes et troisièmes voies, les chemins d’accès diffèrent selon le niveau d’études et l’expérience professionnelle. Les rémunérations s’échelonnent de 1 600 euros nets mensuels pour un agent technique débutant à plus de 4 000 euros pour un ingénieur confirmé. On vous dit tout sur les modalités de recrutement, les grilles salariales et les métiers qui recrutent le plus dans cet établissement public.
Sommaire
- L’Office français de la biodiversité recrute ses agents environnementaux
- Quelles formations mènent aux métiers de garde environnemental
- Les rémunérations fluctuent selon les grades et spécialisations
- Quelles sont les étapes du processus de sélection à l’OFB
- Comment intégrer l’Office français de la biodiversité ?
L’Office français de la biodiversité recrute ses agents environnementaux
L’Office français de la biodiversité (OFB) mobilise ses agents sur les milieux aquatiques et sauvages ainsi que sur les espaces protégés depuis sa création le 1er janvier 2020. Ces professionnels participent à des missions techniques et de police de l’environnement, notamment en matière de police de l’eau, de la pêche, de la nature et de la chasse. L’établissement public organise deux cycles de mobilité annuels au printemps et à l’automne, complétés par des postes vacants publiés au fil de l’eau pour une durée d’un mois. Les candidats peuvent consulter les opportunités via les modalités de candidature décrites dans les avis de vacance et doivent fournir un dossier comprenant le formulaire PM104, un CV, une lettre de motivation, la copie du diplôme le plus élevé, un brevet de natation de 50 mètres minimum et le permis de conduire B.
Quelles formations mènent aux métiers de garde environnemental
Les métiers de garde (chasse, pêche, littoral, rivière, parcs nationaux) exigent un niveau minimum CAP ou équivalent plus une année d’expérience. La formation initiale s’articule autour de parcours spécialisés : trois ans après la troisième pour le bac professionnel gestion des milieux naturels et de la faune, deux ans après le bac pour un BTSA gestion et maîtrise de l’eau ou un BTS métiers de l’eau.
Les diplômes requis s’échelonnent du bac professionnel aux formations bac+2 :
- Bac pro gestion des milieux naturels et de la faune
- CS techniques cynégétiques et CS travaux mécanisés de génie écologique (bac+1)
- BTS maritime pêche et gestion de l’environnement marin, BTS métiers de l’eau, BTSA gestion et maîtrise de l’eau, BTSA gestion et protection de la nature (bac+2)
Ces professionnels développent des compétences en botanique, zoologie et géographie, tout en cultivant leur autonomie pour dresser des procès-verbaux et leurs qualités pédagogiques pour sensibiliser le public.
Les rémunérations fluctuent selon les grades et spécialisations
La grille salariale de l’OFB reflète la diversité des postes environnementaux. Les agents de la brigade de l’environnement débutent à 1 802 € bruts mensuels, tandis que les inspecteurs de l’environnement perçoivent environ 1 900 € en début de carrière, avec une évolution possible entre 1 800 € et 3 000 € bruts mensuels.
Les techniciens de l’environnement, dont le concours externe sera organisé en 2025, bénéficient d’une grille spécifique :
| Grade | Salaire brut + prime |
|---|---|
| G1 | 1 356 € |
| G2 | 1 726,61 € |
| G3 | 1 105,73 € |
Les recrutements sur projet de trois ans offrent une rémunération comprise entre 2 051 € et 2 994 € bruts mensuels. Certaines spécialisations comme responsable RSE, juriste en droit de l’environnement, hydrobiologiste, sismologue ou ingénieur en énergies renouvelables proposent des rémunérations particulièrement attractives dans le secteur environnemental.
Quelles sont les étapes du processus de sélection à l’OFB
Le recrutement à l’Office français de la biodiversité s’organise autour de concours externes ouverts aux candidats justifiant des diplômes requis selon le niveau visé. Les épreuves d’admissibilité englobent généralement des tests de culture générale environnementale, de connaissances techniques spécialisées et de rédaction administrative. Les candidats admissibles passent ensuite des épreuves orales d’admission incluant un entretien de motivation, une mise en situation professionnelle et parfois des tests physiques adaptés aux missions de terrain.
La préparation aux concours nécessite une solide maîtrise des réglementations environnementales françaises et européennes ainsi que des connaissances approfondies en écologie, biologie et droit de l’environnement. Les centres de formation professionnelle proposent des stages préparatoires spécialisés, tandis que certaines associations d’anciens agents organisent des sessions d’entraînement aux épreuves orales. Les candidats peuvent également s’appuyer sur les annales des concours précédents et les ouvrages de référence recommandés par l’administration.
L’évolution de carrière au sein de l’OFB s’articule autour de concours internes permettant aux agents d’accéder à des postes d’encadrement ou de spécialisation technique. Les inspecteurs principaux, chefs de service départementaux et responsables d’unités spécialisées bénéficient de formations continues en management environnemental et en techniques d’investigation. Les mobilités géographiques et fonctionnelles enrichissent les parcours professionnels, notamment vers les directions régionales, les parcs nationaux ou les établissements publics partenaires comme les agences de l’eau.
Comment intégrer l’Office français de la biodiversité ?
L’accès aux concours externes n’exige pas moins qu’un diplôme de niveau master, bien que certaines dérogations ouvrent la porte aux parents de trois enfants et aux sportifs de haut niveau. Les candidats doivent posséder un diplôme de niveau master pour prétendre à ces postes environnementaux. Cette première étape franchie, l’admissibilité se joue sur l’examen minutieux du dossier, révélateur des compétences acquises.
Les métiers proposés dessinent un paysage professionnel varié, du technicien de terrain à l’ingénieur spécialisé. Technicien environnement inspecteur et ingénieur constituent les principales voies d’accès à cette institution. Ces professionnels œuvrent dans des domaines cruciaux : prévention des catastrophes naturelles, développement des filières agricoles et forestières, surveillance sanitaire du monde vivant.
Le terrain impose ses propres règles et certifications spécifiques transforment le candidat en véritable couteau suisse écologique. Plongée permis bateau et secourisme représentent des atouts indispensables pour les missions de terrain. La formation continue, notamment en systèmes d’information géographique, permet d’affûter constamment son expertise dans un secteur en perpétuelle évolution.
La rémunération reflète fidèlement la hiérarchie des responsabilités, oscillant entre modestie et attractivité selon le niveau. Les salaires s’échelonnent de mille sept cents à plus de deux mille cinq cents euros bruts mensuels, auxquels s’ajoutent primes et indemnités territoriales. L’entretien final sonde autant le parcours personnel que les motivations profondes du candidat.






